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Bien au contraire, le réseau scolaire est multiple et complexe. Une grosse machinerie à exclusion sociale. Beaucoup de ces écoles appartiennent à un secteur dit « informel», elles ne sont régies pour la plupart par aucune loi.
Tout le monde ou presque peut s’improviser « professeur » des écoles. Comme matériel pédagogique ? l’abécédaire, un arbre ombrager fera office de toit, quelques bancs, un morceau de planche en guise de tableau…
Parallèlement à ces écoles anarchiques, existent les secteurs privés : religieuses ou laïques dont la durée de vie va dépendre des moyens financiers et de la qualité de leurs services.
Selon la constitution du pays, l'instruction est gratuite et incombe à l'État. Cependant, sur les 686 écoles du niveau secondaire, 33 seulement sont gérées par l'État. Plus de 68% de la scolarité primaire et 82% du secondaire sont financées par le secteur privé. En conséquence, seules les familles pouvant assumer des frais scolaires envoient leurs enfants à l'école, ce qui accentue la progression du nombre des analphabètes qui atteint 78 % selon un rapport du Ministère de l'Education Nationale de 1995.
L'université d' Haïti fondée en 1920 à Port au Prince comprend les facultés d'art dentaire, de droit, d'économie, des sciences et de médecine. Environ 4600 étudiants fréquentent annuellement ces facultés.
D'autres institutions universitaires privées prennent le relais des études supérieures et assurent une formation de qualité à leurs étudiants. La plus connue est l'université Quisqueya fondée à Port-au-Prince.
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